Découvre le match en 2 minutes
récit courtUn dimanche à 13h au Parc, en latérale collé au virage Auteuil, face à un Reims qui a le don de compliquer la vie des Parisiens. Ce qui devait être une formalité ne l'a pas été.
Avec Reims, sur ces dernières années, il y a une règle tacite au Parc : soit Paris déroule un 3-0 tranquille, soit ça coince. Ce dimanche-là, ça a coincé.Preuve dès l'entame. Septième minute : sur une mauvaise compréhension entre Hakimi et sa défense, le Marocain perd le ballon dans sa propre surface. Marshall Munetsi surgit et frappe au but. 0-1. Le Parc est douché d'entrée, refroidi par une erreur de relance qui rappelle qu'aucune équipe n'est à l'abri d'un début de match manqué.Paris ne tarde pas à réagir. À peine dix minutes après l'ouverture du score, corner parisien joué juste devant moi. Les Rémois, pressés dans leur surface, commettent l'erreur : Abdelhamid marque contre son camp. 1-1 à la 17e. L'égalisation récompense la pression parisienne autant qu'elle sanctionne la fébrilité rémoise sur coups de pied arrêtés.Deux minutes plus tard, le match bascule encore. Sur un ballon remis dans la surface par Kang-in Lee côté droit, un peu de cafouillage, et Ramos surgit en renard pour faire passer Paris devant. 2-1 à la 19e. En cent vingt secondes, les Parisiens ont effacé leur retard et pris l'avantage.Mais le match piège n'a pas tout livré. À la dernière minute de la première période, alors qu'on pensait rentrer aux vestiaires devant, Oumar Diakité recolle. 2-2 à la 45e. Le timing est cruel : encaisser juste avant la pause, c'est repartir avec de la frustration plutôt qu'avec de l'élan.En seconde période, l'armada débarque : Mbappé, Kolo Muani et Dembélé entrent après l'heure de jeu. Ça ne changera rien. Le match se calme, comme si tout avait été donné dans un premier acte débridé. Score final 2-2, et Reims confirme une nouvelle fois sa réputation de client redoutable au Parc, capable de résister à toutes les vagues, même les plus étoilées.12eHomme
Approfondir l'expérience stade
récit longLe Paris SG recoit le stade de reims au parc pour un match du dimanche midi, belle journéé, 4 buts et le plaisir de revoir Keylor Navas dans les cages parisienne, récit d'un match piège tenu jusqu'au bout.
Match au Parc des Princes, mais cette fois je change mes habitudes. Je ne suis pas à Auteuil, ma tribune de toujours, mais en latérale, collé au virage Auteuil, pour profiter de l'ambiance tout en ayant une autre lecture du stade. C'est un choix que j'aime faire de temps en temps : sortir du cœur du kop pour me placer juste à côté, assez près pour ressentir la puissance du virage, assez décalé pour embrasser le stade d'un autre regard. On perd un peu de l'immersion totale, mais on gagne une vue d'ensemble sur l'enceinte et sur le jeu, et c'est parfois précieux pour raconter un match.
PSG-Reims, sur ces dernières années, c'est tout sauf une formalité. C'est même devenu, à mes yeux, l'un des matchs pièges récurrents du Parc. Je me souviens de la victoire rémoise 0-2 ici même, un de ces soirs où les Champenois étaient venus prendre trois points dans l'antre parisienne sans trembler. Je me souviens aussi du nul 1-1 en 2023. Avec Reims, il y a comme une règle tacite : soit Paris déroule tranquillement un 3-0 ou un 4-0 sans forcer, soit ça coince, et il faut aller chercher le résultat dans la douleur. Ce dimanche-là, on sera clairement dans le second cas de figure.Preuve en est dès l'entame. C'est Reims qui frappe le premier, à la 7e minute. Sur une mauvaise compréhension entre Achraf Hakimi et sa défense, le Marocain perd le ballon dans sa propre surface, Marshall Munetsi surgit pour récupérer et frappe au but. 0-1. Le Parc est douché d'entrée, refroidi par cette erreur de relance qui rappelle qu'aucune équipe n'est à l'abri d'un début de match manqué. Reims, discipliné et opportuniste, tient déjà quelque chose.
Dans les cages parisiennes, ce jour-là, Keylor Navas. Et ça, ça me fait un vrai plaisir. C'est un gardien que j'apprécie énormément, que je trouve très fort, l'un de ces portiers dont la présence rassure toute une équipe. Son départ du club m'a d'ailleurs beaucoup attristé, parce que je l'aime bien, comme joueur et comme personnage. Le revoir garder le but du Parc, même le temps d'un match, c'est un petit bonheur personnel dans ma journée de supporter, le genre de détail qui compte quand on suit un club de près et qu'on s'attache aux hommes autant qu'aux résultats.L'ambiance, elle, est particulière et très plaisante. Match en journée, coup d'envoi à 13h, ce qui change tout dans la composition du public : beaucoup de familles, de couples, d'enfants, une atmosphère plus douce que les bouillonnants soirs de semaine, mais bien vivante pour autant. Les virages comme le reste du stade sont pleins à craquer, et le Parc affiche complet sous le soleil. Étant au pied du virage Auteuil, je ressens vraiment la puissance vocale du kop, la gestuelle des capos, l'énergie qui descend des gradins par vagues. Des bâches sur fond humoristique seront d'ailleurs déployées en virage au cours du match, cette culture du second degré qui fait aussi le sel d'Auteuil et qui rappelle qu'un kop, ce n'est pas seulement du bruit, c'est aussi de l'esprit, des messages, une manière de commenter l'actualité du club et du foot.
Sur le terrain, Paris ne tarde pas à réagir. À peine dix minutes après l'ouverture du score rémoise, corner parisien, joué juste devant moi. Les joueurs rémois, pressés par les Parisiens dans leur surface, commettent l'erreur : sur ce coup de pied arrêté, Abdelhamid marque contre son camp. 1-1 à la 17e minute. Le Parc respire, l'égalisation vient récompenser la pression parisienne autant que sanctionner la fébrilité rémoise sur coups de pied arrêtés. Et deux minutes plus tard seulement, le match bascule à nouveau : sur un ballon capté par le Coréen Kang-in Lee côté droit, il le remet dans la boîte, un peu de cafouillage dans la surface, et Ramos, en vrai renard, surgit pour permettre aux Parisiens de passer devant. 2-1 à la 19e. En l'espace de deux minutes, Paris a effacé son retard et pris l'avantage. Mené d'un but, le voilà devant, et le Parc croit tenir sa remontée.Mais le match piège n'a pas encore livré tout son venin. À la dernière minute de la première période, alors qu'on pensait rentrer aux vestiaires avec l'avantage parisien, Oumar Diakité recolle pour Reims. 2-2 à la 45e. Le timing est cruel pour Paris : encaisser juste avant la pause, c'est repartir aux vestiaires avec de la frustration plutôt qu'avec de l'élan. Retour au calme sur ce score, après une première période animée à quatre buts, riche en rebondissements et en bascules.
En seconde période, l'armada parisienne débarque. Mbappé, Kolo Muani et Dembélé font leur entrée un peu après l'heure de jeu, et le Parc se prend à espérer que ces renforts de luxe fassent la différence. Mais ça ne changera rien. Le match se calme nettement, moins de buts, moins d'éclairs, comme si les deux équipes avaient déjà tout donné dans un premier acte débridé. Le score final restera sur ce 2-2, et Reims aura une nouvelle fois confirmé sa réputation de client redoutable au Parc, capable de résister à toutes les vagues, même les plus étoilées.
Au bout du compte, j'aurai vécu, du pied du virage Auteuil, une belle après-midi de football. Un match accroché, un adversaire qui refuse de plier, une ambiance de dimanche familial mais fervente, des bâches qui font sourire, et en prime le plaisir sincère de revoir Keylor Navas dans les buts parisiens. Le résultat n'aura pas souri à Paris, mais ces après-midi-là, où le foot réserve son lot de surprises et où le Parc vibre autrement, font partie de celles qu'on n'oublie pas.
12eHomme



